RAS: Rapid Alert System ou Rien à Signaler ?

jeudi 4 février 2016

Les recalls nous concernent tous, soit directement de par notre responsabilité en qualité de maillon(s) de la chaîne alimentaire, soit indirectement en tant que potentiel consommateur.

Cette root cause de « problématique » est, certes, systématiquement signalée via les alertes publiées.

Signalée donc mais pas justifiée au sens du pourquoi du comment.

Testons l’exemple de ce jour : 3 rappels.

 http://www.belgalim-lex.eu/fr/pages/demo.aspx identifie le nombre de textes concernés par les thématiques de rappel. 

  1. Olive 400gr : Dépassement du taux d’huile de soja époxydée (ESBO) autorisé => Règlement Materiaux  Contact Alimentaire (CE) n°1935/2004 : L’ESBO est utilisée en tant que plastifiant pour rendre le revêtement du couvercle des bocaux plus flexible. Elle n’est cependant pas utilisée comme ingrédient en tant que tel dans les recettes.
  2. Framboises surgelées : présence possible de Norovirus => RÈGLEMENT (CE) No 669/2009  portant modalités d’exécution du règlement (CE) no 882/2004  en ce qui concerne les contrôles officiels renforcés à l’importation de (…) certaines denrées alimentaires d’origine non animale . Il s’agit ici d’un cas de plan de contrôle programmé suivant le sacrosaint principe « pas vu, pas pris ».
  3. HUILE DE PALME AFRICA VILLAGE – GUINEA NATURE 1LITRE : présence du colorant soudan rouge =>  RÈGLEMENT (CE) No 1333/2008  sur les additifs alimentaires. Il est interdit de mettre dans le commerce des denrées alimentaires auxquelles ont été ajoutés des colorants non mentionnés dans cette législation (par ex. le para red et le Soudan rouge I, II, III, IV). Alors l’huile de palme, l’ «or rouge » de certaines régions, à n’importe quel prix ?

Bel exemple d’adaptation d'un plan HACCP dit exhaustif au sens IFS & BRC : un nouveau danger est identifié. L’analyse de risque peut être comprise comme au sens fréquence d’apparition de « la présence de » (et non de fréquence d'effet avéré). La mesure de maîtrise peut être « sélection des origines ». Donc davantage en terme de provenances que (de déclarations) d’engagements sur l’honneur des fournisseurs quant aux marchandises ainsi rebaptisées saines et loyales.

Selon l’écrivain guinéen Tierno Monénembo, prix Renaudot en 2008, la Guinée serait davantage (re)connue pour ses trucages électorales (son président ayant décidé se  faire réélire dès le premier tour lors des élections d’octobre dernier) et autres manipulations du genre (fausse accusation du parti au pouvait quant à la distribution d’eau empoisonnée lors de meeting publique,…).

Rappelons- nous du scandale des huiles de tournesol ukrainiennes frelatées.

Belgalim-lex n’entend bien entendu pas ici émettre de considérations d’ordre politico-économiques, contraire à l’éthique de notre « politique » qualité.

Tout est question au sens ISO22000:2005 & FSSC de danger raisonnablement prévisible.

Alors où est la raison, quelles sont ses limites ?

Nous voulons tout simplement attirer l’attention des acteurs du secteur de la transformation qui, en Belgique comme dans les autres pays CE, utilisent de plus en plus des huiles végétales, ceci dit que ce soit de palme ou de soja par ailleurs.

Le monde végétal bouge de plus en plus et Belgalim-lex n’est qu’un humble reflet de cette nouvelle tendance.

 



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